Exporter son vin vers la Corée du Sud : par où commencer ?
Par Jonghyk
La Corée du Sud est l'un des marchés les plus intéressants d'Asie pour les vins français. Mais entre les codes culturels, les circuits de distribution et les exigences réglementaires, beaucoup de producteurs bordelais ne savent pas par où commencer. On vous explique.
Le marché coréen aime le vin français mais évolue très vite
La France demeure le premier exportateur de vin vers la Corée en valeur, et ce malgré un contexte difficile. Le marché coréen du vin a atteint un stade de maturation après un fort développement pendant le Covid : la consommation et les importations sont en recul depuis deux ans (source : Direction générale du Trésor et Team France)
Mais la tendance de fond reste favorable aux vins qualitatifs. Les labels de qualité, vins biologiques et appellations d'origine protégées "rares" sont reconnus et prisés. Les professionnels, blogs et chaînes YouTube spécialisés dans le vin continuent de se développer. Autrement dit : le marché se professionnalise et monte en gamme : ce qui est une opportunité pour des villes comme Bordeaux.
Le profil du consommateur coréen
La culture de la dégustation des saveurs et arômes s'est largement développée pour la génération Y (28-43 ans), qui représente 32% de la population coréenne. Cette génération est hyper-connectée, sensible aux prescriptions des influenceurs, et de plus en plus attirée par les vins naturels, bios et biodynamiques considérés comme "instagrammables". (source : Vitisphère)
Le marché reste orienté vers le vin rouge (70% du volume), mais on observe une diversification marquée vers les vins effervescents. Bonne nouvelle pour les Bordeaux rouges — et potentiellement pour les Crémants. (source : Business France)
L'accord de libre-échange : un avantage concret
Depuis 2011, un accord de libre-échange a levé les droits de douane sur l'importation de boissons alcoolisées d'origine européenne. C'est un avantage compétitif réel face aux vins chiliens ou californiens, qui restent taxés.
Point réglementaire à anticiper : depuis 2023, la valeur nutritionnelle des boissons alcoolisées doit être affichée sur l'étiquette, avec une adaptation progressive jusqu'à 2025. Si vous exportez, vérifiez la conformité de vos étiquettes. (source : Vitisphère)
Comment entrer sur le marché ?
C'est là que tout se complique et que beaucoup abandonnent.
Il y a plus de 900 importateurs actifs de boissons alcoolisées en Corée du Sud, mais les 15 plus grands importateurs représentent près de 75% du total importé. Trouver le bon interlocuteur est donc crucial. (source : Team France Export)
Les importateurs apprécient grandement la venue des producteurs, ainsi que la place essentielle du storytelling et d'une présence appuyée sur les réseaux de communication. Le suivi, la réactivité et les efforts de communication malgré la barrière linguistique sont également fortement appréciés. En pratique, cela veut dire : ne pas envoyer un mail générique en anglais et attendre. Il faut une approche personnalisée, un intermédiaire qui connaît le marché, et une histoire à raconter sur votre domaine : le terroir, la famille, l'histoire de la cave.
Par où commencer concrètement ?
Voici les étapes clés :
Identifier les bons importateurs : pas forcément les plus grands, mais ceux dont le portefeuille correspond à votre positionnement
Préparer votre storytelling en anglais (et idéalement quelques éléments en coréen)
Vérifier la conformité de vos étiquettes avec la réglementation coréenne
Trouver un intermédiaire local qui peut faciliter la prise de contact et éviter les faux pas culturels
C'est ici que nous intervenons. Chez Blabla Korea, nous aidons les producteurs et négociants qui veulent approcher le marché coréen à identifier les bons interlocuteurs, préparer leur approche et faciliter les premières prises de contact.
Si vous avez un projet d’exportation en orée n’hésitez pas à nous contacter via le formulaire de contact afin que nous puissions en discuter ensemble et réfléchir à la stratégie la plus adaptée à vptre projet.